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| Mur côté Est, construit en partie avec des briques romaines. |
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Surplombant la vallée de l’Oyon, le prieuré de Saint-Etienne et sa chapelle, considérée comme la plus ancienne du Morbihan ; ont été construits sur l’emplacement d’un camp et d ’un édifice public, vraisemblablement un temple, Romains. Il aurait été fondé en 1140, avant celui de Paimpont dont il dépendra en 1211.
Les matériaux utilisés pour la construction de la chapelle, notamment du mur Est, sont d’époque romaine ; on y voit des cordons de briques horizontaux très apparents entre lesquels s’étagent des briques arc-boutées formant des triangles.
Des réparations importantes y ont été faites en 1685. Vendue nationalement en 1791, puis rachetée par un particulier, elle est maintenant propriété de la communauté de commune. Des visites sont organisées en été ; on peut y voir de nombreux vestiges de l’époque Gallo-Romaine, des objets de culte, une remarquable statue de Sainte Apolline, en bois polychrome (à gauche) et la statue de Saint Etienne (à droite).
Sainte Apolline, Vierge et martyre (†249) et Saint Etienne, Diacre et premier martyr (†35), protègent donc cette chapelle ; ils sont représentés tous les deux en enseignants de la parole divine.
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| Sainte Apolline |
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Saint Etienne |
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Sainte Apolline, patronne des dentistes (martyre, on lui avait cassé toutes les dents avant qu’elle ne s’élance d’elle-même dans les flammes du bûcher), tient dans la main gauche un rouleau de la TORA et dans la main droite les EVANGILES ; c’est le symbole d’une juive convertie au christianisme.
Mais le plus intéressant, ce sont les peintures murales datant du XVe siècle, se trouvant dans la partie Sacrée de la chapelle (distincte de la partie Profane) et qui lui valurent d’être classée monument historique. Véritable bande dessinée destinée à l’enseignement du catholicisme, elles furent masquées pendant les guerres de religion, puis remises au jour en 1960. Peintes sur un enduit à base d’argile et de paille (torchis), elles sont aujourd’hui très fragilisées.
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Chapelle Saint Etienne, côté Sud-Ouest |
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Ci-dessus à droite, cette remarquable peinture située sur le mur Est de la chapelle, représente la Sainte Trinité. On distingue clairement le Père au visage d’homme ; sur ses genoux, le Fils bras en croix dans son linceul et le Saint Esprit représenté par une colombe -dont on distingue encore les ailes-, juste au-dessus de la tête du Christ. La Sainte Trinité est placée au centre d’une rosace cerclée de lobes représentant l’infini. Cette fresque a été peinte sur la partie supérieure du mur, au-dessus d’un décrochement séparant en quelque sorte la vie d’ici-bas de la vie de l’au-delà ; la vie terrestre de la vie céleste.
On remarque également autour de cette représentation, la présence des quatre évangélistes ; en bas à gauche, Saint Mathieu sous l’apparence d’un ange, à droite le taureau ailé de Saint Luc puis en haut à gauche, l’aigle de Saint Jean et enfin à droite le lion de Saint Marc. Ces deux dernières peintures sont de moins en moins visibles ; elles sont situées près de la toiture et ont besoin d’une sérieuse protection.
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Ci-contre : Joseph ORHAN, ancien maire de la commune de Monteneuf, passionné d’histoire et principal artisan de la renaissance de cette chapelle, nous explique la signification des peintures murales.
Il est l’auteur d’un livre consacré au prieuré de Saint Etienne, intitulé : “Au cœur du pays de Guer”. Il participa également à la création d’un DVD, réalisé par Alain-Noël RISTORI, sur ce même thème. Ces deux ouvrages sont en vente à l’office du tourisme de GUER.
Tel : 02.97.22.04.78
Association du Prieuré de Saint Etienne
Tel : 02.97.93.20.23
Photo prise le vendredi 2 février 2007, lors de la présentation du DVD.
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Source de BRÉCÉ (à droite)
Non loin de la chapelle Saint Etienne, à 300m au Sud-Ouest ; cette magnifique source, avec captage traditionnel et margelle-lavoir en pierre de schiste violet. Accès par un sentier le long de la rivière “Oyon” qui coule en contre-bas.
Cette source est située entre le plateau de Saint-Etienne (emplacement de l’ancien temple romain) et celui du camp romain des Créhus.
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Source de Sainte Apolline (ci-contre à gauche)
Cette source d’eau potable dédiée à Sainte Apolline, n’est pas située aux alentours de Saint Etienne, mais sur la route entre Campénéac et Paimpont ; juste avant d’arriver à la chapelle Saint JEAN, à dix kilomètres environ à vol d’oiseau.
Elle sourd au creux d’une petite vallée, juste en bordure de route ; elle attire de nombreux consommateurs. |
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