|
|
|
Chapelle Saint NICOLAS
Commune de GUER |
| Mise à jour : 30 août 2011 |
 |
| Chapelle Saint Nicolas de Guer, vue Sud-Ouest |
La chapelle Saint Nicolas, du village éponyme, en Guer (près du château de Coëtbo) menace ruine ; interdite aux offices et à la visite pour risque d’écroulement du pignon ouest totalement gorgé d’eau, ne peut rester en l’état.
L’édifice primitif date du XIIe siècle ; la chapelle actuelle, comme la croix de granit classée, remonte au XVIe. Composante majeure du patrimoine de ce village vieux de 900 ans, cette chapelle mérite d’être sauvée.
Partant de ce constat, trois Guérois passionnés de généalogie, de patrimoine et d’histoire : Roger Molac, David Colléaux et Nicolas Garel, ont créé une association : la S.A.G.H.P.G.. Société Archéologique, Généalogique et Historique du Pays de Guer.
Le 14 novembre 2009, dans la grande salle du foyer logement à Guer, ils présentent leurs projets. Le premier d’entre eux sera le sauvetage de la chapelle, propriété de la commune, “dont le pignon Ouest présente des fissures préoccupantes” ; le mur s’écarte de la toiture et risque de s’écrouler.
Cette association succède à celle créée en 1971 par Roger Molac : “les Amis du Patrimoine Civil et Religieux” et qui fut mise en sommeil quelques années plus tard pour cause de désaccord avec la municipalité sur le sort réservé à une autre chapelle Guéroise : la chapelle Saint Marc. L’association avec notamment l’architecte guérois Jean Blécon avait effectué un travail de
recherche considérable, consulté les archives, déniché des statues dans les chapelles, inventorié les croix et calvaires etc..
Les objectifs de la S.A.G.H.P.G. sont ambitieux : Sensibiliser les habitants au patrimoine local. Rechercher, étudier, décrire les monuments et objets anciens. Veiller à leur conservation et sauvegarder les monuments en péril. Pour les différentes études, l’association repose sur les bénévoles ; quand aux travaux, outre les subventions communautaires qu’ils espèrent bien obtenir, ils comptent bien entendu sur les dons des particuliers.
|
|
|
 |
Saint Nicolas : Saint patron des enfants, des épouses, des femmes, des célibataires, des prêteurs sur gages, des voyageurs, des pèlerins, des navigateurs et des pilotes de la marine, saint protecteur contre les dangers des voyageurs. Saint Nicolas est né vers 270 dans la ville de Patara au sud-ouest de l’actuelle Turquie près d’Antalya.
Les plus célèbres légendes de Saint Nicolas :
La première raconte son intervention pour sauver l’honneur de trois soeurs frappées par la pauvreté ; leur père ne pouvait pas leur donner une dot et, désespéré, s’apprêtait à les livrer à la prostitution. L’ayant appris, Nicolas vint secrètement, de nuit, jeter par la fenêtre de leur maison un sac contenant assez d’or pour la dot d’une des soeurs, et refit deux fois le même geste. Pour cette raison, l’enseigne traditionnelle des prêteurs sur gage consiste en trois sacs d’or.
Avec le temps cette légende s’est déformée et les trois sacs d’or sont devenus des têtes d’enfants assassinés, que Nicolas aurait découvertes et rendus à la vie.
Une autre légende est le célèbre épisode des trois jeunes gens assassinés par un aubergiste et ressuscités par Saint Nicolas, et aussi, l’enfant d’un couple dévoué à Saint Nicolas resté seul à la maison. Un soir, le diable déguisé lui demande du pain ; dès que celui-ci le lui apporte, le diable le saisit et l’étrangle. Alerté, Saint Nicolas vient le ressusciter. Saint Nicolas devient ainsi, tout à fait légitimement, le patron des écoliers, des enfants, des célibataires.
Parce qu’il était patron des enfants, sa fête est l’occasion de leur faire des cadeaux. Saint Nicolas est devenu ainsi le prédécesseur du Père Noël. La chanson populaire « ils étaient trois petits enfants » raconte à sa façon sa légende. La coutume du cadeau discrètement offert la nuit fut d’abord pratiquée le jour de la Saint Nicolas (6 décembre), puis repoussée au 25 décembre.
Statues de St Nicolas et des trois enfants, en bois polychrome, de la chapelle communale.
|
- La légende de Saint Nicolas et des trois petits anges (1). Au temps des “Bonnets rouges” (révolte Bretonne en 1675), une mère, revenant du lavoir, trouva ses trois petits garçons inanimés, victimes de la barbarie des révoltés qui n’épargnaient personne.
Aussitôt la mère les porta devant la statue de Saint Nicolas qui les ressuscita et les rendit à leur mère.
Mais les enfants ayant reproché à leur mère de les avoir ainsi retirés du séjour des bienheureux, elle retourna vers la statue, suppliant le saint de les reprendre pour Dieu et dans leur intérêt.
Saint Nicolas l’exauça de nouveau et l’âme des petits s’en retourna vers Dieu. Néanmoins, pour consoler la mère et la récompenser de son sacrifice, il voulut lui laisser leurs portraits. Les trois gracieuses statuettes en bois revêtues de blancs surplis, les mains jointes et les traits rappelant, dit-on, à s’y méprendre les trois enfants ravis au ciel.
(1) adaptation locale de la légende, rapportée par l’Abbé Jacques-Marie LE CLAIRE (1853-1930), dans son livre “GUER” paru en 1915. |
|
|
|
 |
 |
 |
La face au levant du calvaire représente
le Christ entre les deux larrons |
Calvaire en granit devant la chapelle.
La face au couchant, évoque la “Déposition”
du Christ au tombeau (14e station) |
Christ en croix, pierre sculptée
enchâssée dans le pignon ouest |
|
|
| |
Différentes vues du pignon Ouest en très mauvais état. |
|
 |
 |
 |
 |
| Le bombé du mur, infiltré d’eau |
Le mur s’écarte de la toiture |
Vue Nord-Sud |
La grosse fissure sud-ouest |
|
|
| Premier “Pardon” de Saint Nicolas de Guer, le 29 août 2010 |
 |
 |
Quelques participants à ce 1er “pardon” de St Nicolas.
A gauche M. Jean-Luc BLEHER, maire de la commune de GUER |
Le Père Olivier LORNE, David COLLEAUX, Nicolas GAREL et le
Père Jean-François AUDRAIN entourant St Nicolas et les enfants |
|
|
 |
Société Archéologique Généalogique
et Historique du Pays de Guer
Président : Roger MOLAC
Trésorier : David COLLÉAUX
Secrétaire : Nicolas GAREL
Pour toutes informations complémentaires :
Courriel : saghpg@hotmail.fr
Télécharger le formulaire d’adhésion à l’association ?
Cliquer ici - fichier .pdf
Logo de l’association : S.A.G.H.P.G. |
|
|
| Deuxième “Pardon” de Saint Nicolas de Guer, le 28 août 2011 |
Célébrée par le Père Olivier Lorne, la messe de ce deuxième “Pardon de Saint Nicolas de Guer”, a réuni une cinquantaine de personnes devant la chapelle. Beau temps, ambiance chaleureuse, tout était réuni pour une fête réussie.
Organisée par la S.A.G.H.P.G., cette manifestation a pour objectif de réunir des fonds pour faire revivre la chapelle du village Saint Nicolas et pour cela, la restaurer.
René Barrat, délégué de la Fondation du patrimoine, a fait part du lancement en 2012 d’une souscription nationale, afin d’accélérer la collecte des fonds nécessaires aux travaux. Le dossier est suivi par plusieurs experts, historiens et architectes ; bénéficiant du soutien de la communauté de communes du Pays de Guer, il devrait aboutir.
Précédant le pique-nique qui a réuni une quarantaine de convives (repas tiré du sac), une aubade, harpe et violon, a été donnée par deux jeunes du pays. Expo photos, généalogie, pétanque, visite du village.. étaient aussi au programme. Belle journée.
Comme l’a dit le Père Olivier en ouverture de la messe : “Souhaitons que l’année prochaine l’office ait lieu à l’intérieur”.
|
 |
Camille Pierrin à la Harpe, plus connue sous le pseudonyme
de Taezi Earfalas, lorsqu’elle officie au pays de la fée Morgane
et Gaspard Prénovec au Violon, lors de l’aubade donnée
après la messe, devant la statue de Saint Nicolas.
|
|
|
| Haut de Page |